LE CLERJUS :
 Clergios vers 1145  Clervis ou Clerjus vers XI et XII ème siècle Clerjouse vers 1198 - 1235 Clariouse vers le XIV et XV ème  siècle Le Clerjus 1585Probablement vient du latin « clarus : clair » et « pires-latin juris : montagne » Clerjus signifierait clairière dans la montagne d’après le dictionnaire Larousse.
D’après certains : Clairious « paroisse desservie par les Clères de Chaumouxy » ceux-ci, venus en 1706, Le Clerjus portait déjà ce nom depuis 6 siècles. Pour la petite histoire, une personnalité qui n’a pas laissé son nom aurait dit après avoir bu du kirsch : « qu’il est bon, ce clair jus ! »

 

Quelques dénominations de lieux:


Les Censeaux : Une ferme, une  propriété s’appelait une cense ou un censeau. Il y avait sans doute en cette région moins froide, mieux abritée une ou plusieurs exploitations dans les temps anciens.

Les Gaudines : Lieu en pente difficile d’accès, en latin ‘ gaude’ : ravin creux   ‘gaudine’ petit ravin.

Le Rang du Mont : Bordure ou rang au bord du mont.Il s’agit sans doute du Noirmont.

Le Hallot : lieu-dit à l’orée de la forêt au soleil levant.

La Landre : vaste étendue non cultivée, en général des prés fauchés.

La Grange Jean Clerc : domaine qui portait le nom de son propriétaire ou fermier. Depuis la construction de la voie ferrée ce lieu-dit est devenu « la Gare de Bains ».

Le Noirmont : mont couvert de forêt.

La Fosse : lieu situé dans un creux, une vallée.

La Goutte Ruant : les lieux-dits appelés ‘goutte’ étaient pourvus de source. Plusieurs endroits de la commune s’appellent ainsi : La Rouge Goutte, les Gouttes ; Ruant est un mot d’origine celtique qui signifie marché, foire. Y aurait-il en cet endroit, au temps jadis, un marché ?La Pierre Lavez : du nom de son fondateur Pierre Lavez, venant du domaine des Oisillières au Noirmont. Avant cette époque vers 1740, ce lieu s’appelait la Franouze. (Pour l’heure l’ortographe utilisée est La Pierre Lavée ?)

Sous le Bois : hameau bâti en bas, à l’abri d’une forêt, au creux d’un vallon.

Haut des Champs : son nom l’indique, situé sur une hauteur, parmi les champs.

Le Moncel : actuellement ‘Le Moncel’. Bâti sur un coteau, sans doute un des premiers lieux habités Une maison datée de 1111 existait il n’y a encore pas très longtemps

La Rochère : lieu ou il y a des roches.

Le Champ : à l’origine, s’écrivait ‘le Camp’. Y aurait-il eu un camp autrefois ?

Corbefaing : ‘faing’ terrain humide – ‘corbé’ corbeau en vieux français –

 Les Tabourins : vient de joueur de tambour ou de tapageur.

Le Molieu : autrefois, le Môllieu – terrain humide.
Le Roulier : anciennement ‘Le Roulié’ lieu de passage pour les rouliés ou voituriers

Lassus : sens d’origine : le haut . Les premières maisons du village étaient peut-être sur la hauteur, de là, son nom.

La Forge Neuve : La Forgette : ces noms donnés sans doute lors de l’érection des usines dans la vallée de la Semouse. 


Cette étymologie du Clerjus et de ses lieux-dits est établie à l’aide de vieux documents et du dictionnaire Larousse.
D’autres noms désignent des finages, des forêts, des hameaux aujourd’hui disparus, des points d’eaux, des ponts et des chemins.
Ces vocables ont un rapport avec leur propriétaire originel, la végétation dominante, ou des faits qui se sont déroulés à ces endroits tels : ‘le Bois Mutel, le Bois des Ronces, les bois de Franoux, les maisons brûlées, les bruyères, le buisson, les prés Berthe, le château Puton, les biques, la côte du buisson, le pont du Maire, la Picarde.
 Au pied de la colline, près de l’étang, à l’époque citée plus haut, existait un stand de tir qui attirait les amateurs de tir tandis que leurs familles se distrayaient au mirador (le belvédère).
La commune de LE CLERJUS est traversée par le 48ème parallèle et le 6 -  15 de longitude Est.
Il existe au sein même de son territoire de gros écarts de température, ceux-ci dus à la différence d’altitude et à l’exposition aux vents froids de la période hivernale
Le hameau de La Chaudeau, situé au point le plus bas (310 mètres d’altitude) et de plus, abrité dans une vallée forestière souffre très peu de l’âpre bise et a peu souvent de la neige, par contre, en été, la chaleur est plus étouffante que sur les hauteurs du Noirmont, des Tabourins ou du Roulier où l’altitude est de 575 mètres. A ces endroits en hiver, la bise aigre augmente le froid et la neige poussée par la tourmente s’amasse en congères qui obstruent les chemins et rendent la circulation difficile et parfois impossible.
Dans les autres points de la commune, l’altitude moyenne et l’exposition rendent ces différences de température moins élevées. 
Approximativement, les terres cultivables et les forêts se partagent la superficie de la commune. Le grès bigarré est la roche dominante ; seule la vallée de la Semouse révèle des gisements de granit. 
Il n’y a pas de rivière importante, la Semouse lui sert de limite naturelle avec la commune de Ruaux et le département de la Haute-Saône. Les ruisseaux affluents de la Semouse ou du Bagnerot qui arrose Bains-les-Bains portent tous leurs eaux vers le bassin de la Saône, donc coulent vers le sud ou le sud-ouest.
Autrefois, la culture était assez pauvre mais valorisée par la récolte de cerises qui étaient très abondantes et produisaient une eau de vie réputée « le kirsch" (La commune fait partie des territoitres labellisés A.O.C "KIRCH de Fougerolles").